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"Jean Ziegler - Contre l'ordre du Monde"

Vidéo # 2741 en Français () insérée le Vendredi 03 Juin 2011 à 07:26:20 dans la catégorie "Politique, Démocratie, Libertés, et Altermondialisme"

Durée : non renseignée


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Cette vidéo est un film documentaire de Elisabeth Jonniaux sur la trajectoire de Jean Ziegler (), compagnon de route des mouvements de libération d'Afrique et des guérillas d’Amérique latine.

Synopsis :

En 2008, au moment où Wall Street touchait le fond, je proposais à Jean Ziegler de faire un film sur son parcours intellectuel et personnel. Depuis des années, ce sociologue suisse dénonce l’ordre injuste et inégal du monde, la violence structurelle qui sévit à l’égard des pays les plus pauvres ; affirmant que la misère extrême, le sous-développement et surtout la faim qui touche 1 milliard de personnes à travers le monde, n’ont rien de phénomènes conjoncturels mais découlent directement d’un système économique mondial ayant pour principe dérégulation, privatisation, réduction des dépenses publiques. Dans son dernier livre, « La haine de l’Occident », il va encore plus loin, écrivant qu’aux yeux des femmes et des hommes du Sud, la mondialisation s’inscrit dans la filiation directe des systèmes d’oppression mis en place par les Occidentaux depuis cinq cents ans : la conquête, l’esclavage, la colonisation. Il cite Aimé Césaire : « J’habite un long silence, j’habite une blessure profonde », certain que ce silence est aujourd’hui terminé, que la blessure se rouvre…

Aujourd’hui que le capitalisme financier reprend toutes ses aises, alors même que les chiffres du chômage et de la misère explosent, sa pensée critique prend plus de relief encore.

Comment Hans Ziegler, issu de la bourgeoisie calviniste bernoise, est-il devenu Jean Ziegler, penseur marxiste et tiers-mondiste ; l’auteur « Des vivants et la mort », de « Main basse sur l’Afrique » et d’« Une Suisse au dessus de tout soupçon », livre qui longtemps lui valut le qualificatif de « l’homme le plus détesté de Suisse » ?

Il y a deux sortes d’opposants : ceux qui puisent leur colère, leur révolte dans leur propre histoire et dans celle de leur peuple. Puis ceux, beaucoup plus rares, qui se retournent contre leur classe et entrent en rébellion contre leur famille d’origine. Jean Ziegler appartient à cette seconde catégorie.

Dans l’intimité de son bureau, détendu, au milieu de ses livres, il raconte sa rupture précoce avec sa famille comme avec son pays, une Suisse protestante, immuable et laborieuse, qui fait encore sienne cette devise de Calvin : « Ora et Labora », prie et travaille. Il revient sur ses années de formation à Paris, au début des années cinquante, auprès de Sartre, des communistes du groupe Clarté ; sur le Congo, où il débarque à 27 ans pour le compte de l’ONU. Nous sommes en 1961, Lumumba, le tout nouveau chef de la nation indépendante, vient d’être assassiné. Le pays offre alors un spectacle inouï de famine, de mort et de chaos. Loin de Saint-Germain-des-Prés, Jean Ziegler découvre brusquement le faux semblant de la décolonisation.

Il évoque un autre souvenir, aujourd’hui célèbre, qui a marqué sa vie. Cet évènement se déroule en 1964. Cette année-là, Che Guevara vient en Suisse pour assister à la première Conférence internationale sur le sucre. Jean Ziegler s’est porté volontaire pour être son chauffeur. Un soir, il lui faire part de son désir de rejoindre la révolution cubaine. Après une nuit de discussion, le Che, regardant l’aube se lever sur Genève lui dit : « Tu vois cette ville ? Tu es ici dans le cerveau du monstre. Ton champ de bataille est ici !« .

Un souvenir qui le pousse à écrire, en 1977, « Une Suisse au dessus de tout soupçon », qui pulvérise l’image lumineuse de la Suisse pacifiste, vertueuse et généreuse pour faire place à la sombre réalité d’une nation dominée par une oligarchie bancaire qui contribue à affamer le Tiers-monde. Il subit les foudres de la bourgeoisie. Jean Ziegler est déclaré « traitre à la patrie », subit l’opprobre, la haine, les menaces.

Les images d’archives de la TSR et de l’INA nous replongent dans cette époque et témoignent des attaques très violentes dont il était la cible.

Cette phrase du Che lui inspire aussi une méthode : l’intégration subversive, un entrisme assumé, revendiqué et transparent. Méthode qu’il continue d’appliquer au sein du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dont il est le Vice-président. Nous suivons le combat qu’il y mène pour la défense du droit des paysans, paradoxalement premières victimes de la faim dans le monde, aujourd’hui frappés d’une nouvelle tragédie : le vol des terres agricoles des pays du Sud par des multinationales ou des États étrangers.

Ce film nous emmène à la rencontre de Jean Ziegler, intellectuel engagé, auteur d’une oeuvre radicale contre “l’ordre cannibale” du monde. Bienveillant sans être hagiographique, le film explore, met en scène la pensée en action de cet homme de 76 ans, plus que jamais en prise avec la réalité du monde. Il l’accompagne sur le terrain de ses combats : ONU, émissions de télévisions et revient sur sa trajectoire d’homme de gauche, ami de Sartre, compagnon de route des mouvements de libération d’Afrique, des guérillas d’Amérique Latine; sur les innombrables combats qu’il a menés, d’abord dans son propre pays, la Suisse. En avant-première, un magnifique portrait, revigorant !

Source : mixing personnel depuis différentes sources Internet.

La critique :

Je ne tricherai pas. Jean Ziegler est un ami de longue date. J'ai été son éditeur pendant des années. De livre en livre, j'ai donc participé indirectement à nombre de ses combats. Et ils furent nombreux. Le bonheur ressenti en visionnant le vigoureux documentaire biographique d'Elisabeth Jonniaux n'était donc pas « objectif ». Une chose est sûre : puisqu'il est beaucoup question d'indignation ces temps-ci, peu d'hommes auront été autant que lui indignés par les injustices du monde en général, et le cynisme des banques en particulier. Ces dernières, qu'il avait pris régulièrement à partie, lui firent payer, à un prix très fort, les quelques inexactitudes ou maladresses que contenaient certains de ses livres. J'ai connu Jean Ziegler harcelé, pressuré, condamné à payer des dommages et intérêts impressionnants. Je ne l'ai pourtant jamais vu découragé et encore moins rendu à la docilité.

Familier de Jean-Paul Sartre dans les années 1950 et 1960, proche des révoltés, des maquisards et des guérillas du tiers-monde ensuite, il assuma avec panache son tiers-mondisme, y compris quand ce mot devint une insulte. Dans ce documentaire, il concède, à propos de son engagement, quelques aveux. C'est bien en rompant avec les siens, c'est-à-dire la grande bourgeoisie calviniste de Berne, que Ziegler trouva l'énergie de se confronter avec ce qu'on pourrait appeler la « méchanceté du monde ». En Afrique d'abord, il découvrit le mufle de l'iniquité et de l'injustice. Le contraste entre ces deux mondes - la quiétude helvétique du sien, l'horreur des violences néocoloniales de l'autre - l'incita à « retourner les fusils » (titre d'un de ses livres) contre les nantis de Berne, de Genève ou de Lausanne. Il le fit avec constance, opiniâtreté et, peut-être, un peu d'excès.

Il est vrai que Che Guevara lui-même, à qui il servit de chauffeur, un soir de 1964, à Genève, lui avait dit le lendemain, aux premières lueurs du jour : « Tu vois cette ville ? Tu es ici dans le cerveau du monstre. Là se trouve ton champ de bataille. » Le jeune Ziegler prit l'injonction au pied de la lettre. Avec fougue, avec générosité, il s'attacha à pourfendre le confort moral de son propre pays. Un premier livre au vitriol (« Une Suisse au-dessus de tout soupçon »), puis un autre, puis d'autres encore, notamment sur le rôle peu reluisant des banques suisses au sujet de l'argent confisqué aux juifs par les nazis : toutes ces pages valurent à ce sociologue de l'université de Genève et député au Parlement de passer pour « l'homme le plus détesté de Suisse ». Il fut injurié, calomnié, moqué comme peu le furent sur les bords du Léman. Mais le tirage de ses livres s'envolait et les révélations qu'ils contenaient semaient un trouble opportun dans les cantons.

Cette énergie, cet engagement, cette hâte n'allèrent pas sans dérapages politiques, comme on dit maintenant. Les ennemis de Ziegler ne manquèrent pas d'en tirer parti. On reprocha au bouillant sociologue tiers-mondiste de se montrer indulgent à l'endroit de certains mouvements de libération d'Afrique ou d'Amérique latine. Au nom de la fraternité avec les damnés de la terre, il ne se montra pas toujours très regardant sur les choix idéologiques de tel ou tel mouvement. Le même reproche lui fut fait quant à sa proximité avec les sandinistes nicaraguayens et avec certains régimes comme celui de Cuba ou celui du colonel Mouammar Kadhaf , en Libye. On lui chercha querelle au sujet de ce dernier, lorsqu'il suggéra au gouvernement fédéral de l'inviter en Suisse.

Ziegler fit face et persévéra dans ce qu'on pourrait appeler une « imprudence de combat ». De même qu'il n'accepta jamais de modérer le lyrisme de son langage. L'Occident et les pays riches, à ses yeux, se rendent coupables de crimes contre l'humanité à l'endroit des pauvres de l'hémisphère Sud. Devenu rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation au Conseil des droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies, il usa de cette tribune, de 2000 à mars 2008, pour dénoncer un néolibéralisme prédateur capable d'affamer le monde. Il dénonça l'action du FMI et accusa les Etats-Unis d'être au service des multinationales.

Une fois encore, on jugea parfois ses analyses « catastrophistes » et romantiques. Or la crise bancaire et financière de septembre 2008 donna en grande partie raison au bouillant rapporteur. La « méchanceté du monde », celle qui indignait le jeune étudiant dans les années 1960, se montrait cette fois à visage découvert.

Jean-Claude Guillebaud.

Source : TéléObs ().

Cette vidéo n'a pas encore été évaluée, mais s'annonce déjà comme tout à fait passionnante.



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