"Tout est permis mais rien n'est possible" : interview autour du film sur la pensée Michel Clouscard
 

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"Tout est permis mais rien n'est possible" : interview autour du film sur la pensée Michel Clouscard

Vidéo # 4967 d'un enregistrement sonore en Français ( ) insérée le Samedi 26 Janvier 2013 à 10:04:20 dans la catégorie "Économie, Commerce, Entreprises, et Travailleurs"

Durée : 01 hr 55 min 00 sec


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Cette vidéo est un enregistrement de l'émission "Chroniques rebelles" de "Radio libertaire" sur "Tout est permis mais rien n'est possible", un documentaire d'Ossian Gani et Fabien Trémeau sur la pensée de Michel Clouscard.

Qui est Michel Clouscard ?

Michel Clouscard, né en 1928 à Montpinier (Tarn) et mort le 21 février 2009 à Gaillac (Tarn), est un penseur politique, proche du Parti communiste français. Il était notamment sociologue et philosophe, et auteur d'une critique du capitalisme le définissant dans son stade actuel de libéralisme-libertaire.

Opposant au capitalisme, démarqué du stalinisme, critique de l'évolution des idées de progrès confrontées aux mutations libérales de la fin du XXe siècle, son œuvre se rattache à la pensée de Rousseau, Hegel et Marx dont il montre les liens et l'unité. Développant une recherche philosophique autour de l'idée de contrat social, Michel Clouscard a postulé que « le principe constitutif de toute société est la mise en relation de la production et de la consommation ».

Sa contribution visait à fournir une base conceptuelle pour penser une philosophie politique démocratique et autogestionnaire permettant le dépassement de la gestion des richesses, des nations et de l'éducation politique des citoyens par la classe capitaliste.

Philosophe et sociologue français contemporain, Michel Clouscard (1928-2009) n’a pas compté au nombre des « intellectuels établis » ceux qui sont invités sur les plateaux de télévision, par les radios publiques et dans les colloques et séminaires des institutions académiques et universitaires. Pourtant son apport à la compréhension du monde capitaliste, des Trente glorieuses aux quasis Quarante calamiteuses qui les ont suivies, est d’importance.

Il est l’auteur de : L’être et le code. Le procès de production d’un ensemble (Mouton 1972 - réédition 2004 L’Harmattan) Néo-fascisme et idéologie du désir. Genèse du libéralisme libertaire (1973 - réédition 2008 Delga) Le frivole et le sérieux. Vers un nouveau progressisme (Albin Michel 1978- Réédition Delga 2010) Le capitalisme de la séduction. Critique de la social-démocratie (Éditions sociales 1981 - réédition Delga 2006) La bête sauvage. Métamorphose de la société capitaliste et stratégie (Éditions sociales 1983) Traité de l’amour fou. Genèse de l’Occident (Éditions sociales 1993) Les métamorphoses de la lutte des classes. Vers une alternative (Le temps des cerises 1996) Critique du libéralisme libertaire. Généalogie de la contre-révolution (Editions Delga 2005) Refondation progressiste. Face à la contre-révolution libérale (L’Harmattan 2003).

La critique de la nouvelle aliénation « libertaire » en régime capitaliste :

Dès lors, pour ne pas rester dans le contre-sens évident d'une lecture de son œuvre hostile aux progrès sociétaux, il faut préciser que Clouscard ne fait qu'analyser comment l'évolution du mode de production capitaliste et sa survie politique après 1945 conduisent au stade du libéralisme libertaire. Les contradictions sociales (famine d'après-guerre, industrie dévastée, récession, etc.) ayant conduit à adopter un nouveau modèle de société décrit par l'auteur dans Les Métamorphoses de la lutte des classes, l'étude des mœurs s'impose alors pour rendre compte des mutations des sociétés industrialisées.

Son étude sociologique amène Clouscard à relativiser l'enthousiasme idéologique des élites de la nouvelle intelligentsia qui veut identifier assouplissement de la répression morale des modèles de société et triomphe de la révolution douce du capitalisme, capable de dissoudre les blocages et les inhibitions (freudo-marxisme d'Herbert Marcuse). La codification idéologique exaltant le nouveau « libertinage » soixante-huitard s'expliquant dans son œuvre par l'intégration progressive de nouvelles couches sociales - les nouvelles couches moyennes - au système de gestion techno-bureaucratique de la nouvelle gestion sociale démocrate du capitalisme.) La connivence entre les intelligentsia de la « nouvelle gauche » et la « nouvelle droite » exprimant alors la dualité de complémentarité des intérêts et des membres de la « bourgeoisie financière » et les nouvelles couches moyennes qui sont dans une situation aussi ambiguë par rapport au prolétariat actuel que la bourgeoisie de 1789 avec le reste du tiers état. Dans la préface à la seconde édition de L'Être et le Code, l'auteur écrit notamment :
« Les livres qui seront consacrés à l’actuelle société française montrent l’aboutissement de cette histoire de France : Mai 68, la parfaite contre-révolution libérale, celle de la modernité qui cache le "nouveau réactionnaire". »

Des combats sociétaux dans un régime d'économie de marché au néo-fascisme :

Ainsi, l'analyse critique des progrès sociétaux au cours du xxe siècle ne peut valoir comme critique morale de l'émancipation des femmes ou des jeunes, mais comme analyse critique de la création de nouveaux marchés par l'assouplissement des mœurs. Les puissances trompeuses du capitalisme (communication publicitaire, etc) précèdent l'individu qui s'attache à des modèles de conduites « émancipées » qui « libèrent le corps » sans libérer ni l'âme, ni la force de travail des individus du Travailleur Collectif contraints de s'exploiter pour participer au système des signes de la jouissance.

Les combats sociétaux sont donc exploités et instrumentalisés par la forme même de la société. Aidée par les formidables gains de productivité permettant la production industrielle des biens de subsistance et d'équipement, l'économie de marché trouve des débouchés commerciaux aux revendications sociétales, mais dans un régime d'inégalité sociale. Les plus pauvres accèdent comme les plus riches aux mêmes modèles culturels, mais tandis que la classe ouvrière est toujours exploitée pour produire et n'accède qu'à une consommation frivole minimale – parfois seulement des signes les plus modestes – les nouvelles couches moyennes et de la bourgeoisie consomment beaucoup plus sans produire et accèdent à la « gamme » de luxe des nouveaux produits : loisirs, voyages, produits bio de luxe, modes de vie marginaux et alternatifs, contestation moralisante des rapports capitalistes, etc.

L'animation et le management au service du capitalisme de la séduction :

L'animation et le management sont le versant populiste et démagogique de la nouvelle culture libertine des classes dominantes qui promet la jouissance à la classe ouvrière et génère un discours consensuel de diversion pour démobiliser le combat politique des travailleurs. L'originalité de cette idéologie est certainement constituée par l'abandon des grands et problématiques récits collectifs qui obligent à la prise en compte des classes sociales. Pour la première fois, la production idéologique s'attache à créer un récit collectif de l'émancipation de l'individu au sein d'une nouvelle société libertaire et bienveillante. Les problématiques du travail ne sont pas abordées dans une perspective collective mais en ciblant l'individu. Cette culture (participation et discours) qui récuse la lutte des classes, tend à masquer ou à minimiser l'importance des différences de classe, recouvre le réel par ce que Clouscard désigne et conceptualise comme une « séduction », résurgence de la sophistique pour de nouvelles cibles :

« La séduction, c'est le pouvoir du langage indépendamment du concept, indépendamment de la sagesse. A un moment donné, un discours peut apparaître ayant le pouvoir d'anéantir l'être: c'est le discours du paraître, le discours de la séduction. La vérité en tant que telle est alors recouverte. »

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Clouscard ().

À propos du film :

A travers la pensée de Michel Clouscard « Tout est permis mais rien n'est possible » propose une mise en lumière de la logique capitaliste et permet d'en comprendre les conséquences culturelles, économiques et sociales.

La crise actuelle s’avère l’ultime expression de la négation du travail : prévalence des actionnaires sur les producteurs, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs etc. Si cette négation tyrannique a été intériorisée même par ses victimes, c’est qu’elle est au résultat de ce long dressage que réalisa le « libéralisme libertaire », dont Michel Clouscard a, le premier, théorisé le concept.

Pour faire pièce au progressisme issu de la Résistance, il s’agissait pour le capitalisme, avec le Plan Marshall, de créer un modèle « permissif pour le consommateur », mais plus que jamais « répressif envers le producteur ». Ce fut alors d’une part l’initiation d’un « marché du désir », dont le Mai 68 sociétal a été ensuite le promoteur décisif, et qui eut tôt fait de réduire le désir au marché, et d’autre part le surgissement de nouvelles couches moyennes, tampon entre le capital et le travail et cibles de ce marché. Le modèle de consommation libidinal, ludique et marginal pour le happy few fut alors décrété seul horizon d’émancipation. « Tout est permis, mais rien n’est possible ».

Parallèlement, pour éloigner radicalement le spectre de l’affrontement de classes, qui entrave les profits, il s’agira pour ce néocapitalisme de « porter la guerre civile chez les pauvres », par l’exaspération de conflits identitaires (jeunes/vieux, locaux/immigrés, etc.), qui par définition ne lui coûtent, eux, pas un sou. Le nombre de jours de grève par an sera, lui, divisé par vingt entre les années 70 et 2000 et 10% de la richesse produite passera dans le même temps de la poche du monde du travail à celles de la finance (les bulles).
La chouette de Minerve ne prenant son envol qu’à la tombée de la nuit, c’est sur fond de capitalisme crépusculaire et de fin de partie, qu'aujourd'hui cette modélisation radicale que propose l’œuvre de Michel Clouscard devient enfin audible. Véritable enjeu existentiel et anthropologique, elle conduit, à la suite de Rousseau, Hegel et Marx, à la réappropriation objective de notre histoire kidnappée par les forces masquées de la contre-révolution.

Source : Éditions Delga ().

Compléments :

Le capitalisme n’est pas qu’un système économique, il intègre pour s’accomplir un ensemble de changements sur le comportement de l’individu et de la société. Cette totalisation du système capitaliste par le biais de la culture et de l’idéologie a été au cœur de la réflexion du philosophe Michel Clouscard. Tout est permis, mais rien n’est possible met en question le système idéologique qui sous-tend le néocapitalisme à travers des images d’archives et des interventions de philosophes, d’économistes et d’ouvriers se réclamant ou non de la pensée de Michel Clouscard, afin de déboucher sur une plus juste compréhension du monde contemporain.

La crise financière de 2008 n’a fondamentalement pas remis en cause la conception et la pratique de l’économie : la solution avancée n’est que l’éternelle recette mise en place dès 1929, la moralisation et la régulation du capitalisme. Le problème de l’existence d’une pensée alternative à la société néolibérale se pose : les dogmes libéraux apparaissant comme parole d’évangile et le capitalisme comme la fin de l’Histoire.

Or derrière tout dogme, il y a une idéologie. Et, l’idéologie actuelle n’est pas uniquement économique, elle est également culturelle. La logique libérale-libertaire, concept théorisé pour la première fois par Michel Clouscard en 1972, conjugue libéralisme économique et libertarisme sociétal, tous deux fonctionnant en étroit rapport, tous deux représentant la même face d’une pièce.

Tout est permis, mais rien n’est possible propose, à partir des principaux concepts de Michel Clouscard, de décrire les processus qui ont mené à l’émergence de ce système, d’en décrypter les enjeux idéologiques et d’aborder les conséquences sociales, culturelles et économiques. Nous reviendrons ainsi sur l’émergence historique du néolibéralisme ; sur le consumérisme, les rites de consommation, le rôle et la place des « marchés de la séduction » dans l’économie ; et sur la disparition de la figure du travailleur de la scène médiatique.

Source : Divergences ().

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Nota Bene : j'ai débarrassé la vidéo de l'introduction et de l'interlude musicales.



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