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Cette page recense des liens et des informations étonnantes ou à connaître.

N'hésitez pas à les consulter, même si la brève semble dater : vous y trouverez des perles.

Bonne exploration !



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23 News

Vendredi 18 Octobre 2019 - News # 21372 

💥 Crise néolibérale

La série documentaire Travail, salaire, profit nous entraîne dans les arcanes de l'économie mondiale, jugée bien souvent trop opaque pour en saisir tous les tenants et les aboutissants. L'étude de cas, didactique et passionnante, est pourtant salutaire, à l'heure d'une crise massive du capitalisme, notamment via son avatar contemporain, le néolibéralisme, rejeté en bloc par une grande partie de la société. Après Jésus et l'islam, avec Jérôme Prieur, et Mélancolie ouvrière, Gérard Mordillat, accompagné de l'économiste Bertrand Rothé, signe une réflexion creusée et lucide sur cette "nouvelle religion contemporaine", via le témoignage d'économistes renommés, dont Frédéric Lordon et David Graeber.


Épisode 1 : Travail :

SYNOPSIS :

Certains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Comme celui de "travail". Depuis la nuit des temps l’homme travaille : une activité qui n'a pourtant pas cessé d'évoluer depuis le paléolithique. Qu'est-ce que le travail aujourd’hui ? Est-il devenu une marchandise ? Qu'achète-t-on sur le marché du travail ? Pourquoi et comment est apparu le Code du travail ?

📜 Sommaire de l'épisode
00:34 La notion de travail 
14:15 Le travail une marchandise 
22:48 Le marché du travail 
30:05 Le droit du travail, l’équilibre entre capital et travail
41:40 Le contrat de travail, une manière de légitimer le lien de subordination 

Un épisode passionnant.

À voir !

Cela dit, je trouve qu'il y a souvent chez les intervenants une confusion flagrante entre capitalisme et libre entreprise.


Épisode 2 : Emploi :

SYNOPSIS :

Le travail et l’emploi apparaissent souvent comme deux termes interchangeables. De façon ordinaire, aujourd’hui, c’est l’emploi qui est le plus souvent utilisé pour désigner le travail… Seraient-ils de faux jumeaux ? Étude des incroyables transformations du management contemporain, ainsi que de l’invention de l’autoentrepreneuriat comme forme moderne de l’emploi.

📜 Sommaire de l'épisode
00:33 Les différences entre le travail et emploi
11:00 La fin du  taylorisme, une diversification des compétences de l’employé ?
26:41 Le passage du salariat à la relation commerciale 
36:06 L’avenir de l’emploi face à l’informatisation et la robotisation 
 

Encore plein de choses intéressantes, et parfois terribles.

À voir !


Épisode 3 : Salaire :

SYNOPSIS :

"Le salaire est la somme d’argent que le capitaliste paie pour un temps de travail déterminé ou pour la fourniture d’un travail déterminé." Cette citation de Marx est-elle encore valide aujourd’hui ? Après le salaire de subsistance et le salaire différé, l'on voit apparaître les notions de revenu universel ou de salaire à vie. Serait-ce la fin du salariat ?

📜 Sommaire de l'épisode
00:34 La transformation du salaire : de l’enveloppe hebdomadaire à la fiche de paie mensuelle 
10:15 Le « salaire de subsistance » 
13:59 La productivité marginale des travailleurs 
18:28 La disparition du marché du travail
29:03 L’armée de réserve
36:16 La polarisation du marché du travail : l’accroissement des inégalités salariales et la disparition de la classe moyenne
46:58 Vers la disparition du salariat ? 

Non évalué.


Épisode 4 : Marché :

SYNOPSIS :

Aujourd’hui, le marché occupe une place hégémonique dans les sciences économiques. D’Adam Smith et sa "main invisible" aux libéraux contemporains, tous y voient le principe central de l’économie. Forts d’un discours théologico-économique, ils en font un dieu incontestable. Pour les libéraux, le marché a toujours raison. Mais de la guerre commerciale à la guerre entre nations, il n’y a qu’un pas…  

📜 Sommaire de l'épisode
00 :34 Le marché a toujours raison ? 
10 :34Le marché et l’Etat
17 :53 Le déclin de l’interventionnisme étatique, l’hégémonie du libéralisme 
28 :23 La notion de crise
38 :10 Le soutien de l’Etat, un rempart du système néo-libéral 

Non évalué.


Épisode 5 : Capital :

SYNOPSIS :

Comme tous les concepts économiques, le capital a une histoire ; une histoire singulière que l'on peut raconter de bien des manières. D'autant plus que la signification de ce terme s'est transformée au rythme du changement des modes de production... Plutôt que de faire une théorie du capital, la situation contemporaine de l'économie ne nous invite-t-elle pas à faire une théorie de l'actionnariat ?

Non évalué.


Épisode 6 : Profit :

SYNOPSIS :

D'où vient l'argent ? Au cours de l'histoire les thèses se sont succédées sans parvenir à conclure. Le profit est un concept fuyant. Pour Marx il était le produit d'un vol, le capitaliste volait au travailleur une part de son travail ; pour Milton Friedman, Prix Nobel d'économie, accroître les profits était l'unique responsabilité des entreprises. Entre l'enjeu financier et l'enjeu social, la querelle demeure.

Non évalué.

En complément sur travail :

En complément sur salaire :

En complément sur emploi :

En complément sur capitalisme :

En complément sur profit :


Vendredi 18 Octobre 2019 - News # 21360 

9,3 millions de pauvres en France : les inégalités se sont accrues en 2018. Voir [ici] ().

Alors même que le pays n'a jamais été aussi riche... 

Capitalisme de merde !

Vive la libre-entreprise ! À mort le capitalisme !

En complément sur pauvreté :

       

Lundi 30 Septembre 2019 - News # 20864 

"Gilets jaunes" : le clip qui pourrait valoir deux ans de prison ferme à Alain Soral :

SYNOPSIS :

Sur suggestion insistante des associations parties civiles à l’initiative de la poursuite (UEJF, LICRA, SOS Racisme, MRAP, AIPJ, rejoints par la Ligue des droits de l’homme), le parquet de Bobigny a par la voix de Loïc Pageot requis jeudi 20 juin 2019 la condamnation d’Alain Soral à deux ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende. Le motif ? Le relais par le site internet d’Égalité & Réconciliation d’un clip de rap intitulé Gilets jaunes...

C'est n'importe quoi cette condamnation  : ce clip est juste un ensemble de revendications, à plus de justice sociale, dénonçant ceux qui se gavent sur le dos du peuples, les parasites, et les oligarques illégitimes du genre Jacques Attali et BHL, les banques, ainsi que l'inique système capitaliste qui induit toutes les inégalités.

Rien d'antisémite dedans. Et, en plus, il y a même dedans une mention très claire : "Fâchés pas fachos".

À regarder pour se rendre compte que le procès fait à Alain Soral est inique, et d'ordre haineux et politique. Franchement ça devient grave... : 2 ans de prison ferme pour relayer un tel clip, on marche sur la tête ! À fortiori pour un clip qu'Alain Soral n'a en plus pas réalisé lui-même...

À voir !

En complément sur Alain Soral :

       

Jeudi 19 Septembre 2019 - News # 20518 

Bill Gates : l'incroyable arnaque derrière sa fondation :

SYNOPSIS :

Le journaliste Lionel Astruc a enquêté sur la fondation de l'ex-patron de Microsoft, Bill Gates, l'un des hommes les plus riches de la planète. Avec un budget annuel de près de 5 milliards de dollars, et sous prétexte de lutter contre les inégalités, la fondation Gates nourrirait un système destructeur. Entretien.

À voir !

En complément sur Bill Gates :

En complément sur arnaque :

     

Mercredi 28 Août 2019 - News # 19823 

Fraude fiscale et inégalités : Qu'est-ce que l'optimisation fiscale ? :

Réponse : l'arnaque organisée des travailleurs qui sont tondus jusqu'au bout du bout tandis que les actionnaires (qui ne produisent rien) sont favorisés.

Inique !

À voir !!!

En complément sur optimisation fiscale :

En complément sur fraude fiscale :

En complément sur inégalités :

   

Mercredi 21 Août 2019 - News # 19666 

Entretien avec Michel Drac :

SYNOPSIS :

Qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ? 00:00 à 07:07

- Comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ? 07:07 à 14:59

- Vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans ESSAIS). Pourtant, dans triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ? 14:59 à 21:30

- Dans "La question raciale", vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste. 21:30 à 30:12

- Dans "La question raciale", vous déclarez (p327 dans ESSAIS) : « le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette « paléo-humanité » prétechnologique pour que naisse en eux une « néo-humanité » adaptée à l'ère nouvelle. » Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ? (Notamment pour expliquer l'étonnant contraste entre le « baby-boom » et le « baby-krach » en l'espace d'une seule génération) 30:12 à 32:22

- Dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, P. Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, « du côté de la loi », tandis que lui serait du côté de « l'amour ». En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ? 32:22 à 36:28

- Les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ? 36:28 à 43:00

- Au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen « réel » pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la « démopédie » que vous appelez de vos vœux ? 43:00 à 54:36

- Quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ? 54:36 à 56:58

- La vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de P. Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'E.Todd relatifs aux familles nucléaires « primordiales »  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par P. Clastre  lui-même  ? 56:58 à 01:00:13

- Avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de la « ruée vers l’Europe » dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu’en pensez-vous ? 01:00:13 à 01:06:17

- Dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de « soumission au dollar » du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la « seule » géopolitique) puisqu’elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ? 01:06:17 à 01:07:05 

Dans la ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les trois (ou cinq) aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ? (par ordre décroissant d'importance) 01:07:05 à 01:08:42

Si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ? 01:08:42

Non évalué.

En complément sur Michel Drac :

       

Dimanche 25 Novembre 2018 - News # 12960 

Je vous remet la News de Pierre Jovanovic recevant Laurent Fendt pour sa revue de presse de Novembre 2018. Voir [ici] ().

En ces moments de crise pré-révolutionnaire où les Français sortent, tous bords politiques confondus, dans la rue avec leurs gilets jaunes, cette revue de presse est encore plus pertinente et révoltante par bien des côtés. Injustices, inégalités, et rackets en tous genres : voilà le régime actuel imposé au peuple, cette vidéo va vous en convaincre au point de vous écoeurer.

À VOIR ABSOLUMENT !


Mardi 13 Novembre 2018 - News # 12612 

Pierre Jovanovic reçoit Laurent Fendt pour sa revue de presse de Novembre 2018 :

SYNOPSIS :

Pierre Jovanovic reçoit Laurent Fendt pour commenter les principales actualités politiques, économiques et financières : préparation de nouvelles taxes en France, montée des populismes en Europe, hausse des frais bancaires, procès politiques, etc.

Pour retrouver l'ensemble des actualités de la Revue de Presse, rendez-vous sur : http://www.quotidien.com ().

Un monument.

Nous sommes dans une ère de tromperie et d'escroqueries universelles : nos traîtres de politiciens ne sont là que pour les rénumérations abusives et les avantages du système. C'est le gouvernement des riches, par les riches, et pour les riches. Le peuple, lui, s'appauvrit d'année en année, inexorablement. Ça devient dément.

En ces moments de crise pré-révolutionnaire où les Français sortent, tous bords politiques confondus, dans la rue avec leurs gilets jaunes, cette revue de presse est encore plus pertinente et révoltante par bien des côtés. Injustices, inégalités, et rackets en tous genres : voilà le régime actuel imposé au peuple, cette vidéo va vous en convaincre au point de vous écoeurer.

Une revue de presse hallucinante, à ne manquer sous aucun prétexte.

À VOIR ABSOLUMENT !

PS : Prévoir un sac à vomi avant tout visionnage. 

En complément sur Pierre Jovanovic :

En complément sur Laurent Fendt :

     

Jeudi 11 Octobre 2018 - News # 11806 

La pauvreté en France continue d'augmenter selon l'Observatoire des inégalités. Voir [ici] ().

Navrant, mais logique et prévisible.

Et ça va continuer hélas.

En complément sur pauvreté :

       

Samedi 6 Octobre 2018 - News # 11694 

Inégalités : La remontée de la pauvreté en France :

Transcription :

« Faire plus pour ceux qui ont moins », c'est avec ce slogan qu'Emmanuel Macron a présenté son plan anti-pauvreté. Mais que signifie précisément « être pauvre » en France aujourd'hui ? Quel est le niveau de la pauvreté, son intensité ? Pour mesurer le phénomène de pauvreté, il faut d'abord cerner le problème.

La pauvreté monétaire, une convention statistique

L'INSEE, s'est calé depuis 2008 sur la définition européenne de la pauvreté monétaire en situant son commencement à 60% du revenu médian, le revenu qui sépare la population en deux. C'est une définition plus large de celle retenue jusqu'alors en France où le seuil arrêté était de 50%. Aucun seuil n'est plus objectif que l'autre, il s'agit d'une convention statistique. Mais ce choix n'est pas neutre, car ce saut change tout. Dans un cas, pour une personne seule, être pauvre s'est disposé de 1 026 euros de revenu mensuel. Selon la composition du foyer le seuil de pauvreté varie ensuite et passe pour les familles monoparentales avec un enfant de moins de 14 ans à 1 334 euros jusqu'à 2 155 euros pour un couple avec deux enfants. Cela concerne près de 9 millions de personnes en France métropolitaine soit plus de 14% de la population. Toutefois à ces niveaux de vie on perçoit environ le double du RSA. On est donc très loin de la pauvreté ou du public contraint d'avoir recours aux associations caritatives comme les Restos du Cœur. Il y a donc là un amalgame entre population pauvre et catégories modestes. En resserrant, la définition au seuil de 50%, les balises monétaires passent de 855 euros pour une personne seule à 1 796 euros pour un couple avec deux enfants. Cela concerne quand même 5 millions de personnes, soit 8% de la population.

En tout état de cause en conservant la même définition dans la durée, cela permet de détecter les évolutions et les points d'inflexion. La tendance ne souffre d'aucune contestation. Avec la grande récession, la pauvreté a augmenté : au premier seuil de 50% de 628 000 personnes, au second de 60% de 824 000. La situation actuelle montre, ô combien, nous sommes en rupture avec la tendance historique.

L'intensité de la pauvreté s'élève

Bien entendu, il y a une composante démographique car la population française augmente. Il faut donc passer au taux de pauvreté pour mieux appréhender la tendance, c'est-à-dire rapporter le nombre de personnes pauvres à la population totale. La pauvreté a fortement reculé des années 70 jusqu'au début des années 90. La crise du début des années 90 qui commence avec la guerre du Golfe et dont l'épicentre se situe en 1993 en France marque une première rupture. Mais le mouvement reprend sa trajectoire naturelle et le taux de pauvreté descend à son plancher historique en 2002 (6,9%) et reste très bas jusqu'en 2004. Une seconde rupture intervient alors en 2005 et se consolide par la suite avec une nette accélération à partir de 2009.

Nous sommes bien là à un tournant de l'histoire sociale de la France. Augmentation de la pauvreté mais pas seulement. L'intensité de la pauvreté, qui permet d'apprécier à quel point le niveau de vie médian de la population pauvre est éloigné du seuil de pauvreté a eu tendance à s'élever depuis le début des années 2000 : la moitié des personnes pauvres à un niveau de vie inférieur à 707 euros, soit un écart de 17,3% au seuil de pauvreté. En 2002, date ou le taux de pauvreté touche sont plancher, l'intensité de la pauvreté était de 14,4%. Une pauvreté qui touche plutôt les jeunes : parmi les 5 millions de pauvres plus des 30% ont moins de 18 ans. Leur pauvreté est d'abord celle de leurs parents. C'est une caractéristique forte, la pauvreté se vit en famille : trois-quarts des pauvres vivent en famille avec ou sans enfants. Les femmes sont également plus frappées par la pauvreté, mais l'écart reste limité avec les hommes compte tenu de leurs poids dans l'ensemble de la population. Parmi les facteurs discriminants, l'emploi : 68% des pauvres de plus de 18 ans sont soit inactifs soit chômeurs. Enfin, en prenant les 25% des départements où le taux de pauvreté est le plus élevé une fracture très nette apparait : une partie se concentre au Nord, une autre en Ile de France (dont Paris) ce qui montre l'étendue des inégalités au sein de la capitale et de la région parisienne, et dans le Sud-Est.

Dans un pays comme la France dont la richesse s'élève à nouveau avec la reprise, la pauvreté ne cède aucun terrain, signe s'il en fallait de la montée des inégalités.

Source : Xerfi Canal.

Une évidence qui se fait jour de plus en plus crûment.

En complément sur inégalités :

En complément sur pauvreté :

     

Jeudi 13 Septembre 2018 - News # 11147 

Inégalités : Valéry Giscard d'Estaing est choqué que "personne ne proteste" contre l'enrichissement des "plus riches". Voir [ici] ().

Ou l'hôpital qui se fout de la charité.

Celui qui est l'un des auteurs de la loi de 1973, la loi "Pompidou-Giscarg", qui donne aux banques privées le droit exorbitant, et pourtant régalien et essentiel, de la création monétaire, se plaint que les riches soient trop riches. Un faux-cul de plus...

En complément sur Valéry Giscard d'Estaing :

En complément sur inégalité :

En complément sur riche :

   

Dimanche 9 Septembre 2018 - News # 11034 

Inégalités : Un million de travailleurs pauvres en France. Voir [ici] ().

En complément sur travail :

En complément sur pauvre :

En complément sur inégalité :

   

Jeudi 30 Août 2018 - News # 10836 

Inégalités : un travailleur sur dix est pauvre en Europe. Voir [ici] ().

En complément sur pauvreté :

En complément sur inégalités :

     

Lundi 9 Juillet 2018 - News # 9672 

T'as raison d'être inquiet mon gars...
Ça va chier sévère.

 

Alain Minc : «L’inégalité est trop forte, nous risquons une insurrection». Voir [ici] ().

Mort de rire, les oligarques dévoyés commencent à flipper...

Et puis, leur mentalité : DÉPLORABLE ! LAMENTABLE ! : des inégalités petites ou moyennes, ça leur convient très bien, ça ne les dérange pas du tout ces enculés. Mais seulement quand elles sont trop fortes... Ben oui, parce-qu'elles les menacent quand elles sont trop fortes, alors que lorsque les inégalités sont petites ou moyennes, ça leur convient tr;s bien puisqu'ils en profitent, que ce sont eux les grands gagnant au détriment du reste du peuple.

Ces gens n'ont aucune éthique, ni empathie : ils sont profondément cyniques et égoïstes.

En complément sur Alain Minc :

       

Lundi 9 Juillet 2018 - News # 9667 

 

Pauvreté, personnes âgées, et inégalités sociales criantes : Aux États-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record. Voir [ici] ().

Quelle honte !

Merci le capitalisme !

Avoir plus de 85 ans et devoir encore travailler ? Quelle ignominie ! Quelle injustice !

Et pendant ce temps une minorité de riches et de très riches se gave d'argent dont ils n'ont pas besoin.

Jusqu'à quand les peuples vont supporter cela sans réagir ?

Et puis, cela montre la déconsidération croissante de la société pour ses aînés. C'et terrible.

En complément sur pauvreté :

En complément sur capitalisme :

En complément sur travailleur :

En complément sur personne âgée :

 

Vendredi 18 Mai 2018 - News # 8484 

Le capitalisme doit être éliminé, détruit.

Jean Ziegler.

 

À l'occasion de la sortie de son livre "Le capitalisme expliqué à ma petite-fille", Jean Ziegler, ex-rapporteur de l’ONU sur le droit à l’alimentation, nous explique pourquoi une révolution est nécessaire :

Il a raison : y'en a marre !

Ce qui ne signifie pas l'interdiction de la libre entreprise entrepreneuriale et non capitaliste.

Présentation du livre :

Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde. Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché. Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille. Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

Données techniques :

EAN13 : 9782021397222
ISBN : 978-2-02-139722-2
Éditeur : Le Seuil
Date de publication : 05/2018
Collection : EXPLIQUE A...
Nombre de pages : 128
Dimensions : 19 x 11 x 1 cm
Poids : 119 g

En complément sur Jean Ziegler :

En complément sur capitalisme :

     

Mardi 1er Mai 2018 - News # 8163 

Riches et pauvres : une petite réflexion  :

Cette image n'est pas une blague.

Elle explique que ce sont les pauvres, c'est-à-dire les travailleurs, ceux qui font tout le travail, qui malgré cela se font voler par les riches, par les propriétaires des outils de production, le fruit de leur travail, c'est-à-dire la valeur ajoutée.

L'extorsion de la valeur ajoutée est l'un des principes du capitalisme.

Par essence, le capitaliste ne travaille pas : il vole ceux qui travaillent et produisent, ou spécule sur leur dos en s'intercalant entre les producteurs et les consommateurs, ce qui revient au même : au final, et dans les deux cas, les travailleurs se font extorquer.

Alors, il faut être logique et conclure :

Quand le peuple aura institué déjà ces deux lois, on aura bien avancé dans la destruction des inégalités et l'érection d'une vraie justice sociale.

En complément sur riche :

En complément sur pauvre :

En complément sur réflexion :

En complément sur capitalisme :

 

Vendredi 13 Avril 2018 - News # 7702 

Pièces à conviction : "Bernard Arnault, l'art de payer moins d'impôts" ou "Une histoire d'amour : Bernard Arnault et les paradis fiscaux": 

SYNOPSIS :

Première fortune de France, quatrième fortune mondiale selon le classement Forbes 2018, Bernard Arnault doit l’exceptionnelle réussite de son groupe LVMH à son appétit de conquête. Dior, Vuitton, Guerlain, Moët Hennessy…, son savoir-faire pour racheter des entreprises et les restructurer est bien connu. Mais s’il est aujourd’hui à la tête d’un patrimoine estimé à près de 58 milliards d’euros, il le doit aussi à son talent pour l’optimisation fiscale.

Plus de 200 filiales dans des paradis fiscaux

Selon une ONG, en 2014, le groupe LVMH comptait 202 filiales dans des paradis fiscaux. Bernard Arnault et LVMH multiplient les montages sophistiqués pour minimiser leurs impôts. Et la plus grosse part du patrimoine de la famille Arnault est placée dans une fondation en Belgique, un paradis fiscal qui ne dit pas son nom.

En 2016, son yacht le Symphony, un des plus grands du monde, est propriété d’une société maltaise et bat pavillon des îles Caïmans. Résultat, ce bateau au prix faramineux de 130 millions d’euros n’entre pas dans le calcul de l’ISF du milliardaire.

Le mécénat : une belle vitrine et une excellente opération financière

À Paris, le patron de LVMH a créé et financé la fondation d’art contemporain Louis Vuitton, une splendide vitrine pour Bernard Arnault le mécène, et une excellente opération pour LVMH… qui peut déduire de ses impôts 60% de l’argent investi dans la fondation.

L’enquête de "Pièces à conviction" lève le voile sur les pratiques des plus fortunés qui, comme Bernard Arnault, tentent de payer le moins d’impôts possible, voire d’y échapper. Les outils pour y arriver sont nombreux : montages financiers opaques, succession organisée hors de France, mécénat… Mais il peut aussi y avoir des accrocs. L’enquête révèle notamment que Bernard Arnault a récemment été l’objet d’un gros redressement de la part du fisc français.

À l'issue de l'enquête, Virna Sacchi recevra Manon Aubry, responsable plaidoyer Justice fiscale et inégalités pour l'ONG Oxfam France, et Stenka Quillet, journaliste d'investigation et auteur du documentaire.

Une vidéo démontrant combien ce type est malin, optimise tout, et que notre "démocratie" est hackée par des milliardaires grâces au travail de lobbying et à la bêtise et la complicité de nos traîtres de politiciens.

À voir !

En complément sur Bernard Arnault :

En complément sur LVMH :

En complément sur impôt :

En complément sur taxe :

En complément sur évasion fiscale :


Lundi 2 Avril 2018 - News # 7408 

 

Le travail en 2030 et les robots : l’effet "Winner Take All" ou le choc de la démographie, de l’automatisation, et des inégalités. Voir [ici] ().

En complément sur travail :

En complément sur inégalité :

En complément sur robot :

   

Mardi 23 Janvier 2018 - News # 6342 

Les inégalités de richesse ne cessent de se creuser en France. Voir [ici] ().

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Samedi 30 Décembre 2017 - News # 5945 

Michel Collon : “Alain Soral a trois alibis. Ça fait deux de trop” :

Que cela plaise ou non, Alain Soral est aujourd’hui l’intellectuel français le plus influent auprès des jeunes. Son livre Comprendre l’Empire, son site Egalité & Réconciliation, ses longues vidéos battent tous les records. Son alliance avec Dieudonné lui a apporté un public très large où l’extrême droite côtoie la jeunesse des quartiers populaires.

Etonnant ? Normal, pense Alain Soral qui se décrit comme « un cerveau qui vaut beaucoup beaucoup d’argent ». Michel Collon a décidé de vérifier. Que vaut cette pensée Soral ? Permet-elle de comprendre le « système » : inégalités, finance, crise, racisme, guerres ? Est-ce une solution d’avenir ou un dangereux retour vers un passé autoritaire ? Peut-on à la fois se réclamer de Che Guevara et d’Adolf Hitler ?

L’enjeu dépasse Soral. Aujourd’hui, le complotisme est partout. Favorisé par une info sous influence refusant le débat contradictoire. D’où l’importance de cette analyse globale du capitalisme par Michel Collon. Rigoureuse, pénétrante et, comme à son habitude, très claire.

Source : Investig’Action ().

Franchement, un débat aurait ete super intéressant. Je trouve qu'Alain se défile sur ce coup-ci... De quoi a-t'il peur ?

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Lundi 12 Juin 2017 - News # 4662 

Frédéric Lordon : "Il se forme une situation" :

Logiquement, tout avance de concert. Au moment où Macron est élu, nous découvrons que La Poste enrichit sa gamme de services d’une offre « Veiller sur mes parents » à partir de 19.90€ par mois (plusieurs formules : 1, 2, 4, 6 passages par semaine). Le missionné, qu’on n’appellera sans doute plus « l’agent » (tellement impersonnel-bureaucratique – old), mais dont on verra si la Poste va jusqu’à l’appeler l’« ami de la famille », passe en voisin, boit le café, fait un petit sms pour tenir au courant les descendants, bref – dixit le prospectus lui-même – « maintient le lien social ». Résumons : Pour maintenir le lien social tout court, c’est 19.90€. Et pour un lien social béton (6 visites par semaines), c’est 139.90€. Tout de même. Mais enfin il y va du vivre ensemble.

En 1999, des lignards d’EDF en vacances et même en retraite avaient spontanément repris du service pour rétablir le courant après la tempête. Ils l’avaient fait parce qu’ils estimaient que, dans cette circonstance exceptionnelle, il se jouait quelque chose entre eux, le service public dont ils étaient ou avaient été les agents, et la société dans son ensemble, quelque chose qui n’était pas de l’ordre d’un lien contractuel-marchand et procédait de mobiles autres que pécuniaires. Maintenant que nous en sommes à l’étape de la forfaitisation du lien social, nous percevons combien cette réaction qui fut la leur a été une tragique erreur. Puisqu’il est décidé que tout, absolument tout, est monnayable, la prochaine fois que les lignes sont à terre, on espère bien que toute demande de reprise de service obtiendra pour réponse, au mieux la renégociation en position de force du tarif des prestations extraordinaires, et plutôt d’aller se carrer les pylônes.

Le contresens anthropologique du lien social tarifé semble ne pas apercevoir que, précisément, la transaction contractuelle-marchande n’est au principe d’aucun lien, entendons autre que le lien temporaire stipulé dans ses clauses, dont l’échéance est fixée par le paiement qui, dit très justement l’expression, permet de s’acquitter – c’est-à-dire de quitter. Après quoi les co-contractants redeviennent parfaitement étrangers l’un à l’autre. C’est pourtant ce modèle « relationnel » que la société néolibérale, La Poste en tête, se propose de généraliser à tous les rapports humains, désastre civilisationnel dont le désastre électoral de ce printemps n’est que l’épiphénomène. Mais aussi l’accélérateur. Avec peut-être toutes les vertus des accélérations à contresens : déchirer les voiles résiduels, clarifier la situation, rapprocher des points critiques. Si l’on peut placer un espoir raisonnable dans la présidence Macron, c’est celui que tout va devenir très, très, voyant. C’est-à-dire odieux comme jamais.

Car il ne faut pas s’y tromper, la France n’est nullement macronisée. Les effets de levier composés du vote utile font à l’aise un président avec une base d’adhésion réelle de 10% des inscrits. Quant aux législatives, le réflexe légitimiste se joint à la pulvérisation des candidatures d’opposition pour assurer de rafler la mise. Par l’effet de cette combinaison fatale, le 19e arrondissement de Paris, par exemple, qui a donné Mélenchon en tête au premier tour avec plus de 30% est ainsi bien parti pour se donner un député macronien – on aurait tort d’en tirer des conclusions définitives. Mais en réalité, au point où nous en sommes, tout ça n’a plus aucune importance. La vérité, c’est que « la France de Macron » n’est qu’une petite chose racornie, quoique persuadée de porter beau : c’est la classe nuisible.

La classe nuisible est l’une des composantes de la classe éduquée, dont la croissance en longue période est sans doute l’un des phénomènes sociaux les plus puissamment structurants. Pas loin de 30% de la population disposent d’un niveau d’étude Bac+2 ou davantage. Beaucoup en tirent la conclusion que, affranchis des autorités, aptes à « penser par eux-mêmes », leur avis compte, et mérite d’être entendu. Ils sont la fortune des réseaux sociaux et des rubriques « commentaires » de la presse en ligne. La chance de l’Europe et de la mondialisation également. Car la classe éduquée n’est pas avare en demi-habiles qui sont les plus susceptibles de se laisser transporter par les abstractions vides de « l’ouverture » (à désirer), du « repli » (à fuir), de « l’Europe de la paix », de « la dette qu’on ne peut pas laisser à nos enfants » ou du monde-mondialisé-dans-lequel-il-va-bien-falloir-peser-face-à-la-Russie-et-aux-Etats-Unis. La classe demi-habile, c’est Madame de Guermantes à la portée d’un L3 : « la Chine m’inquiète ».

La propension à la griserie par les idées générales, qui donnent à leur auteur le sentiment de s’être élevé à hauteur du monde, c’est-à-dire à hauteur de gouvernant, a pour effet, ou pour corrélat, un solide égoïsme. Car la demi-habileté ne va pas plus loin que les abstractions creuses, et ignore tout des conséquences réelles de ses ostentations abstraites. En réalité, elle ne veut pas les connaître. Que le gros de la société en soit dévasté, ça lui est indifférent. Les inégalités ou la précarité ne lui arrachent dans le meilleur des cas que des bonnes paroles de chaisière, en tout cas aucune réaction politique. L’essentiel réside dans les bénéfices de la hauteur de vue, et par suite d’ailleurs la possibilité de faire la leçon universaliste aux récalcitrants. En son fond elle est un moralisme – comme souvent bercé de satisfactions matérielles. Sans surprise, elle résiste à la barbarie en continuant de boire des bières en terrasse – ou, plus crânement encore, en brassant elle-même sa propre bière.

Demi-habile et parfaitement égoïste, donc : c’est la classe nuisible, le cœur battant du macronisme. Elle est le fer de lance de la « vie Macron » – ou du vivre ensemble La Poste. Partagée entre les déjà parvenus et ceux qui continuent de nourrir le fantasme, parfois contre l’évidence, qu’ils parviendront, elle est la classe du capital humain : enfin un capital qui puisse être le leur, et leur permettre d’en être  ! Ceux-là sont habités par le jeu, ils y adhèrent de toute leur âme, en ont épousé avec délice la langue dégénérée, faite signe d’appartenance, bref : ils en vivent la vie. Ils sont tellement homogènes en pensée que c’est presque une classe-parti, le parti du « moderne », du « réalisme », de la « French Tech », du « projet personnel » – et l’on dresserait très facilement la liste des lieux communs d’époque qui organisent leur contact avec le monde. Ils parlent comme un journal télévisé. Leurs bouches sont pleines de mots qui ne sont pas les leurs, mais qui les ont imbibés si longtemps qu’ils ont fini par devenir les leurs – et c’est encore pire.

Cependant, l’égoïsme forcené joint à l’intensité des investissements existentiels a pour propriété paradoxale de faire de la classe de « l’ouverture » une classe séparée et claquemurée, sociologiquement minoritaire en dépit des expressions politiques majoritaires que lui donnent les institutions électorales – qui disent là comme jamais la confiance qu’elles méritent. La seule chose qui soit réellement majoritaire, c’est son pouvoir social – mais comme on sait, à ce moment, il convient de parler non plus de majorité mais d’hégémonie. Sans surprise, la sous-sous-classe journalistique en est le joyau, et le porte-voix naturel. L’élection de Macron a été pour elle l’occasion d’un flash orgasmique sans précédent, ses grandes eaux. Au moment où nous parlons d’ailleurs, on n’a toujours pas fini d’écoper. En tout cas la classe nuisible est capable de faire du bruit comme quinze. Elle sait ne faire entendre qu’elle et réduire tout le reste – ouvriers, employés, des masses elles bien réelles – à l’inexistence. Au prix, évidemment, de la sourde accumulation de quelques « malentendus », voués un de ces quatre à faire résurgence un peu bruyamment.

Il pourrait y avoir là de quoi désespérer absolument si le « progrès intellectuel » de la population ne fabriquait plus que des possédés, et se faisait le parfait verrou de l’ordre social capitaliste. Mais la classe nuisible n’est qu’une fraction de la classe éduquée. C’est qu’en principe, on peut aussi se servir de capacités intellectuelles étendues pour autre chose. Bien sûr on ne pense pas dans le vide, mais déterminé par toutes sortes d’intérêts, y compris matériels, à penser. De ce point de vue les effets du néolibéralisme sont des plus ambivalents. S’il fabrique de l’assujetti heureux et de l’entrepreneur de lui-même, il produit également, et à tour de bras, du diplômé débouté de l’emploi, de l’intellectuel précaire, du startuper revenu de son esclavage. La plateforme OnVautMieuxQueCa, qui a beaucoup plus fait que les directions confédérales dans le lancement du mouvement du printemps 2016 – qui a même fait contre elles… –, cette plateforme, véritable anthologie en ligne de la violence patronale, dit assez où en est, expérience à l’appui, une large partie de la jeunesse diplômée dans son rapport au salariat. Et, sous une détermination exactement inverse, dans ses propensions à penser. On peut donc ne pas tomber dans l’exaltation « générationnelle » sans manquer non plus de voir qu’il se passe quelque chose dans ces tranches d’âge. Si d’ailleurs, plutôt que de revoir pour la dixième fois The social network et de se rêver en Zuckerberg français, toute une fraction de cette génération commence à se dire « ingouvernable », c’est sans doute parce qu’elle a un peu réfléchi à propos de ce que veut dire être gouverné, suffisamment même pour apercevoir qu’il n’y a va pas seulement de l’Etat mais de l’ensemble des manières de façonner les conduites, auxquelles les institutions formelles et informelles du capitalisme prennent toute leur part.

Sur ce versant-là de la classe éduquée, donc, ça ne macronise pas trop fort – sans compter d’ailleurs tous ceux à qui l’expérience prolongée a donné l’envie de changer de bord : les cadres écœurés de ce qu’on leur fait faire, les dégoûtés de la vie managériale, les maltraités, les mis au rebut, à qui la nécessité fait venir la vertu, mais pour de bon, qui ont décidé que « rebondir » était une affaire pour baballe exclusivement, ne veulent plus se battre pour revenir dans le jeu, et prennent maintenant la tangente. Or ce contingent de têtes raides ne cesse de croître, car voilà le paradoxe du macronisme : en même temps qu’il cristallise la classe nuisible, son effet de radicalisation, qui donne à l’époque une clarté inédite, ouvre d’intéressantes perspectives démographiques à la fraction rétive de la classe éduquée.

Cependant le privilège social de visibilité de la classe éduquée, toutes fractions confondues, n’ôte pas qu’on ne fait pas les grands nombres, spécialement dans la rue, sans la classe ouvrière mobilisée. En l’occurrence affranchie des directions confédérales, ou du moins décidée à ne plus les attendre. Mais ayant par suite à venir à bout seule de l’atomisation et de la peur. Pas le choix : il faut qu’elle s’organise – se ré-organise... Et puis s’organiser avec elle. Caisses de solidarité, points de rencontre : dans les cortèges, dans de nouveaux groupements où l’on pense l’action en commun, tout est bon. En tout cas, comme dans la jeunesse, il se passe quelque chose dans la classe ouvrière : de nombreux syndicalistes très combatifs, durcis au chaud de plans sociaux spécialement violents, virtuellement en rupture de centrale, font maintenant primer leurs solidarités de lutte sur leurs appartenances de boutique, laissent leurs étiquettes au vestiaire et ébauchent un front uni. Si quelque jonction de la jeunesse décidée à rompre le ban ne se fait pas avec eux, rien ne se fera. Mais la détestation de l’entreprise, promise par le macronisme à de gigantesques progrès, offre d’excellentes raisons d’espérer que ça se fera.

Il n’est pas certain que le macronisme triomphant réalise bien la victoire à la Pyrrhus qui lui est échue. C’est que jusqu’ici, l’indifférenciation patentée des partis de gouvernement censément de bords opposés parvenait encore vaille que vaille à s’abriter avec succès derrière l’illusion nominale des étiquettes de « l’alternance ». Evidemment, l’alternance n’alternait rien du tout, mais il restait suffisamment d’éditorialistes abrutis pour certifier que la « gauche » succédait à la « droite, ou l’inverse, et suffisamment de monde, à des degrés variés de cécité volontaire, pour y croire. Le problème du macronisme, c’est précisément… qu’il a réussi : sa disqualification des termes de l’alternance prive le système de son dernier degré de liberté, assurément factice mais encore doté de quelque efficacité résiduelle. Quand il aura bien mis en œuvre son programme, poussé tous les feux, par conséquent rendu folle de rage une fraction encore plus grande de la population, où trouvera-t-il son faux alternandum et vrai semblable, l’entité faussement opposée et parfaitement jumelle qui, dans le régime antérieur, avait pour double fonction de soulager momentanément la colère par un simulacre de changement tout en assurant la continuité, quoique sous une étiquette différente ?

Résumons-nous : bataille terminale au lieu du noyau dur – le rapport salarial, via le code du travail –, intégration ouverte de l’Etat et du capital, presse « en plateau », extase de la classe nuisible et radicalisation antagoniste des défecteurs, colère grondante des classes populaires promises à l’équarrissage, fin des possibilités théâtrales de l’alternance, disparition définitive de toute possibilité de régulation interne, de toute force de rappel institutionnalisée, de tout mécanisme de correction de trajectoire : à l’évidence il est en train de se former une situation. À quelque degré, ce gouvernement-du-barrage-contre-le-pire doit en avoir conscience puisqu’il approfondit le mouvement, déjà bien engagé, de proto-fascisation du régime : avec les ordonnances du code du travail, la normalisation de l’état d’urgence en droit ordinaire a été logiquement sa première préoccupation. Ultime moyen de contrôle de la situation, lui semble-t-il, mais qui contribue plutôt à l’enrichissement de la situation. Et confirme que la question de la police va se porter en tête d’agenda, comme il est d’usage dans tous les régimes où l’état d’illégitimité n’est plus remédiable et où ne reste que la force armée, la seule chose opposable à la seule opposition consistante : la rue. Car il est bien clair qu’il n’y a plus que la rue. Si « crise » désigne le moment résolutoire où les trajectoires bifurquent, nous y sommes. Quand tout est verrouillé et que la pression n’en finit pas de monter, il doit se passer quelque chose. Ce dont les forces instituées sont incapables, seul l’événement peut l’accomplir.

Source : LundiMatin #108 ().

Une analyse brillante, comme bien souvent de la part de Frédéric Lordon, qui confirme la déliquescence de la démocratie et de la société française et la montée inexorable des tensions dans le pays.

En complément sur Frédéric Lordon :

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Mardi 30 Mai 2017 - News # 4409 

Les Français pauvresde plus en plus pauvres selon un rapport de l'Observatoire des inégalités. Voir [ici] ().

Navrant, mais hélas tellement prévisible. Et ce n'est qu'un début...

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En complément sur les SDF :

 

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