La cité engloutie de Thônis-Héracléion
 

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La cité engloutie de Thônis-Héracléion

On en sait peu sur la cité mythique de Thônis-Héracléion. On retrouve des mentions de cette cité sur des stèles en grec et en hiéroglyphes.

La version grecque du Décret de Canope évoque la tenue d’un concile de prêtres dans la ville d’Héracléion sous Ptolémée III (Pharaon de la dynastie ptolémaïque, env. -250 avant J.C.). Le texte précise l’existence d’un temple dédié au Dieu Amon de Gereb.

La ville Héracléion tire son nom du Temple principal qui s'y dressait, dédié au grand héros solaire Héraclès ou Hercule.

L'historien grec Diodore de Sicile explique qu'il arriva qu'une inondation du Nil particulièrement violente rompe toutes les digues. Héraclès en colmata rapidement les brèches et remit le fleuve dans son lit. En remerciement, on lui érigea un temple et la ville fut appelée Héraklion. 

Ceci n'est pas sans rappeler l'épisode du 4e des 12 travaux d'Héraclès, le nettoyage des écuries d'Augias...

Les écuries d’Augias étaient encombrées par une telle épaisseur de fumier qu'elles étaient devenues inaccessibles. Eurysthée ordonna à Héraclès de les nettoyer en une seule journée. Héraclès détourna les eaux du fleuve Alphée pour les faire traverser dans les écuries dont il avait percé préalablement les murs. Il referma ensuite les brèches et fit rentrer le fleuve dans son lit.

L'incroyable découverte de Franck Goddio

À partir de 1992, l’archéologue français Franck Goddio engage, avec le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes (CSA) un vaste projet archéologique ayant pour but la cartographie du port d’Alexandrie.

C’est en 2000, dans la baie d'Aboukir en Égypte, à 6,5 kilomètres des côtes, que la cité de Thônis-Héracléion est sortie de l'oubli.

Le but de la mission d'avril-mai 2001 est de dresser un premier inventaire des vestiges d'Héraklion qui couvrent une surface de 1000 m sur 800 m.

Des relevés minutieux ont fait apparaître les restes de vastes constructions et de bassins portuaires. Au fond de ces ports une dizaine d'épaves antiques ont été repérées à ce jour.

Il est probable que la ville d'Héraklion a été engloutie à la suite de tremblements de terre.

Reconstitution de la ville de Thônis-Héracléion,
engloutie sous les eaux de la Méditérannée il y a environ 1 200 ans

Une découverte surprenante a été faite près des bassins portuaires : une magnifique stèle, intacte, de granit noir haute de 195 cm et pesant 16 tonnes.

       

Cette stèle date de Nectanébo Ier (-380 à -362 avant J.C.)

     

Cette stèle de granit est presque identique dans sa forme et dans son contenu à une autre stèle découverte il y a plus d’un siècle (en 1890) à Naucratis : même matière, mêmes dimensions, même qualité d’exécution, même double tableau, identique jusque dans les détails ; là aussi, 14 colonnes de texte vertical (tout au plus, 5 variantes dans la graphie de 5 mots). La pierre est aussi parfaitement conservée que sa sœur de Naucratis (Musée du Caire).

C’est à Naucratis et Thônis que les Grecs achetaient aux Égyptiens du blé, du lin, etc., et en échange ils leur vendaient, des céramiques, de l'huile, de l'argent et du vin... Cette grande prospérité attirera le Pharaon Nectanébo Ier qui instituera un impôt sur les transactions (douane). Il édicta de nouvelles lois par l'intermédiaire de décrets qui furent inscrits sur des stèles en granit. Les stèles furent érigées à des endroits stratégiques dans tout le pays.

Afin de s'attirer les faveurs politiques des Prêtres et peut-être du peuple, Nectanébo décide d'attribuer au Temple de Neith à Saïs, la dîme des importations que collectait la douane de Naucratis. La Déesse Neith (Déesse de la guerre)… Isis pour les gréco-romains.

Déesse Neith

Quand, en mai 2001, Franck Goddio découvre la stèle à Thônis-Héracléion, il se rend compte qu'il s'agit d'une réplique parfaite de la stèle de Naucratis. C'est une découverte extraordinaire, il existe deux versions d'un seul et même document, retrouvées dans deux villes éloignées, conservées intactes sur les sites où les stèles avaient été exposées originellement.

Les fouilles ont permis de découvrir une pièce de culte extraordinaire en granit rose : le Naos du Temple d’Amon du Gereb.

Un Naos est l'une des pièces les plus importantes des temples de l'Égypte antique et de la Grèce antique qui renferme la statuette à l'image du Dieu ou de la Déesse à qui est dédié le Temple.

  

Amon est l'un des principaux Dieux du panthéon égyptien.

Amon veut dire « le Caché » ou « l’Inconnaissable ». Il est assimilé au Dieu Osiris ou Dieu Zeus chez les grecs, le grand Dieu suprême.

Le prêtre d'Amon, Kaminem, avec sa femme et son fils (époque de Thoutmosis III, XVIIIe dynastie)
Musée du Louvre

Les fouilles ont également permis de 3 statues colossales de granit rose, dépassant 5 m de hauteur, brisées mais complètes. Deux d'entre elles représentent un Roi et une Reine. La 3e statue représente le Dieu Hâpi, divinité de l'inondation du Nil et de la fertilité.

Ces sculptures imposantes gisaient proches d'une monumentale chapelle monolithe de granite rose.

  

   

     

Ci-dessous à l'exposition du Grand Palais, Paris, 2007  :

  

Documentaire sur cette incroyable découverte et aventure humaine

Pour en savoir plus, visionnez ce documentaire de 2012 de la chaine de télévision franco-allemande Arte, d'une durée de 53 min.

Ce film est incroyablement bien fait sur la découverte de la cité engloutie de Thônis-Héracléion, mais aussi donne l'ampleur de toute l'aventure humaine liée à cette découverte historique.

Synopsis : En 2000, l'équipe franco-égyptienne de l'archéologue sous-marin français Franck Goddio sort de l'oubli la cité de Thônis-Héracléion. Elle n'était jusqu'alors connue que par quelques mentions épigraphiques dans des textes grecs. Située dans la baie d’Aboukir, à quelques kilomètres des côtes actuelles, il avait été difficile de la localiser, car le delta du Nil et le tracé du littoral ont forcément beaucoup bougé au cours des siècles.

 

Site web de Franck Goddio : http://www.franckgoddio.org/projects/sunken-civilizations/heracleion.html

 

   Par YellowGirl, 1er juin 2013

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